Collectif Liégeois Contre la Vidéo-surveillance

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Eddy Lambert

Ça protégera élèves et enseignants

lundi 5 février 2007

L’école Marie-José a fait installer un système d’identification par empreintes digitales. Pour améliorer la sécurité et lutter contre l’absentéisme.

Voir en ligne : Le Soir

Entretien

Cette semaine, en Outremeuse, l’école libre Marie-José mettra en service un accès à lecture d’empreintes digitales. Une première en Wallonie. Une grille a été installée vendredi et les empreintes des élèves sont encodées classe par classe ce lundi. La direction vise par ce moyen à améliorer la sécurité et l’encadrement.

Directeur du collège Sainte-Véronique-Marie-José, Christian Modave nous parle de sa démarche.

Pourquoi cette décision ?

Régulièrement des intrus entrent. Des parents agressifs ou saouls. Des jeunes qui viennent régler un compte ou détruire le matériel. Le système non seulement protégera les gens, mais fera gagner du temps aux surveillants-éducateurs. Ils ne devront plus comptabiliser les absences et les arrivées en retard. Le relevé sera automatique.

Le choix de Marie-José ?

Les conditions d’expérimentation sont bonnes : il n’y a qu’une entrée. C’est un test grandeur nature. On va voir comment ça fonctionne. On pourrait l’adapter à Sainte-Véronique. Mais, là, il y a vingt-deux bâtiments...

Et le respect de la vie privée ?

Ce n’est pas le sommier de la police judiciaire... On ne prend pas toute l’empreinte mais un nombre de points. Il n’est pas question de livrer ça à qui que ce soit.

Pourquoi pas un gardien ?

Je n’en veux pas. C’est source d’incidents.

L’absentéisme est important à Marie-José ?

Nous avons 20 % d’absences. Les cours commencent à 8 h 15, mais les élèves arrivent plic ploc.

Le drame du directeur poignardé à Dinant vous a-t-il influencé ?

Non, ça tourne dans ma tête depuis deux ans. Mais ce drame-là, je le comprends parce que je dois mettre des élèves à la porte.

Fréquemment ?

J’en mets cinq ou six à la porte chaque année. J’en récupère autant. Nous avons un renouvellement de 70 % dans les trois premières années. Les élèves ne savent pas quoi faire.

Ce système trahit le manque de moyens, non ?

C’est vrai qu’il n’y en a pas assez. Mais plutôt que de m’asseoir et pleurer, je préfère une politique volontariste, j’agis. Je suis persuadé que ça protégera mon école.

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