Collectif Liégeois Contre la Vidéo-surveillance

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Compte-rendu de la réunion du 30 novembre 2006

mercredi 31 janvier 2007, par Cyril


1. Tour de table, présentations

Quelques membres du collectif présents ainsi qu’un membre de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Pierre Demeuse, envoyé par la section liégeoise de la LDH pour voir ce qu’il est possible de faire ensemble.

2. Bilan de la première action du 28/09/2006

Bien, mais beaucoup de choses à améliorer, notamment au niveau de la mobilisation. Bon impact médiatique. Contacts intéressants avec les gens dans la rue. À rééditer régulièrement. Voir mails sur la liste pour des considérations plus détaillées.

3. Objectifs du collectif

Les énergies sont limitées et la tâche énorme, mais on peut déjà se donner quelques objectifs réalisables, voire utiles. On en distingue trois principalement :

  1. Collecter de l’information
    • Des informations juridiques : connaître lois, arrêtés, règlements ayant trait au sujet. Gros boulot en perspective mais absolument nécessaire. Nous pouvons sans doute compter sur certaines personnes qualifiées à l’intérieur du collectif ou dans sa proximité immédiate. À ce sujet, il serait utile de se faire un avis sur le texte de la proposition de loi (Moureaux & alii) actuellement débattue au parlement soi-disant pour combler les lacunes de la loi sur la vie privée de 1992 mais qui semble extrêmement laxiste.
    • Faire une revue de presse, collecter toutes les informations qui passent sur le sujet et les encoder dans une base de données en ligne. Ne pas se limiter à la thématique de la vidéo-surveillance à Liège, mais élargir le cadre géographique et s’intéresser aussi à certaines thématiques connexes (biométrie, carte d’identité électronique, etc). Certains outils existent déjà, notamment la page « surveillance & vie privée » du portail mouvements.be (que nous syndiquons sur la page web du CLCV) : http://mouvements.be/themes/surveil...
    • Obtenir des informations techniques : modèles de caméras utilisés, performance de ces engins (portée, vue nocturne, etc).
    • Créer une carte des implantations de caméras à Liège. Non seulement sur le territoire de la ville de Liège, mais aussi dans les communes avoisinantes où les choses se passent encore beaucoup plus discrètement qu’à Liège. Ne pas non plus se limiter aux caméras installées par la commune. Certaines sont mises en place par le TEC, d’autres par le MET, sans doute d’autres par d’autres organismes, puis les caméras installées par des privés, qui sont peut-être les plus dangereuses car les moins facilement contrôlables.
    • Collecter des informations statistiques et sociologiques relatives à l’efficacité des caméras : Combien sont en panne ? Quel impact ont-elle sur la délinquance ? etc. Il est tout sauf certains que ces caméras ont le moindre impact dissuasif, tout juste permettent-elles de réprimer plus efficacement (deux choses qui, contrairement à ce que peuvent penser certains théoriciens, ne semblent pas forcément liées).
  2. Sensibiliser les citoyens
    • Organiser régulièrement des permanences au centre-ville pour informer les citoyens sur la question (cf. infra).
    • Mettre en évidence certains risques particuliers liés à la vidéo-surveillance, ce qui serait susceptible de nous rallier certaines organisations qui ne voient pas ou peu d’intérêt à la question pour le moment : risques démocratiques liés à des caméras qui surveillent (ou peuvent surveiller) la porte d’entrée d’un syndicat, d’un cabinet médical, d’un lieu de culte, ...
    • Faire connaître la Commission (fédérale) de la vie privée et ses attributions. Inciter les gens à s’adresser à elle.
    • L’idée d’une pétition est provisoirement repoussée : les énergies manquent et l’objet qui pourrait être celui d’une telle pétition est encore peu clair.
    • Organiser une conférence (cf. infra).
  3. Initier des actions politiques - faire émerger la vidéo surveillance comme question politique. Prendre contact avec des élus pour les amener à réagir, organiser des rassemblements quand le conseil communal délibère sur un point relatif à notre préoccupation, rencontrer les membres de la commission de surveillance du conseil communale (actuellement composée des quatre chefs de groupe) pour les inciter à se préoccuper de cette tâche avec plus d’assiduité, réclamer la présence de personnes extérieures au monde politique dans cette commission de surveillance, obtenir de pouvoir visiter le PC de la police et de voir comment les systèmes fonctionnent, se renseigner sur les attributions du Comité R en la matière. etc

4. Collaboration avec la Ligue des Droits de l’Homme

Vu la crédibilité qu’a déjà la Ligue et les possibilités de collaborations qui semblent exister et vu qu’il n’est pas très intelligent de multiplier sans raisons les structures, un consensus émerge pour proposer à la section liégeoise de la LDH que le CLCV devienne quelque chose comme une commission "vidéo-surveillance" en son sein. À discuter avec les responsables de la LDH pour voir si ça leurs conviendrait et selon quelles conditions. À discuter aussi au sein des membres du CLCV pour voir si cette éventualité ne pose de problème à personne.

5. Actions futures

On se donne pour les mois à venir les quatre objectifs suivants :

  1. Mettre en place un site web sur lequel on va centraliser de l’info (cf. 3.1), créer une grosse base de données utilisable pour alimenter notre réflexion et nos actions de sensibilisation. Rendre ces informations disponibles pour le grand public.
    • Cyril se charge de reprendre l’actuel site http://clcv.agora.eu.org/ (qui changera de nom le cas échéant) et de le faire évoluer vers ce qui est attendu.
    • Jérôme fait un travail de repérage et de photographie des caméras partout à Liège, en vue de constituer une carte des caméras installée, de connaître les modèles installés, etc.
    • Marc peut contribuer à la collecte des données, notamment en encodant dans la base de données les extraits de presse qui passent sur la mailing list.
  2. Lancer une action de sensibilisation une après-midi par mois au centre-ville : distribution de tracts, discussion avec les passants, ... Jérôme et Benoît se chargent de la coordination (déterminer les dates et les lieux, photocopier des tracts, ...). Il sera fait appel à toutes les bonnes volontés pour participer à ces permanences.
  3. Organisation d’une conférence en collaboration avec la LDH liégeoise. L’idée serait de réunir en février ou en mars le bourgmestre Demeyer) et un ou deux contradicteurs (on cite les noms d’Edouard Delruelle, professeur de philosophie à l’ULg et de Julien Pieret, de la LDH). Réactions demandées des absents quant à cette proposition et aux intervenants proposés. On attend un peu avant d’avancer. Coordination : François.
  4. Rédaction d’une carte blanche à proposer à la presse. Thème : les caméras à Liège (en lien avec la proposition de loi actuellement débattue au parlement ?). Rédaction collective sur base d’un texte martyr à rédiger par François. Suggestions souhaitées dans les jours qui viennent quant au contenu et aux orientations souhaitées de cette carte blanche.

La prochaine réunion sera fixée à la fin du mois de janvier, après la session d’examens. Date à déterminer en fonction des disponibilités de chacun.

6. Organisation du collectif

Pas grand-chose à dire. On attend de voir comment les choses vont tourner du côté de la LDH avant de figer des structures. Il faudra un secrétaire, un porte-parole, ce genre de choses. En attendant d’y voir plus clair, François continue à jouer le rôle de porte-parole provisoire qu’il a pris jusqu’à présent.

7. Divers

Il y a un sympathique machin qui se lance et qui s’appelle le SELidje ; c’est un service d’échange local, c’est-à-dire une plate-forme permettant d’échanger des services sans utiliser d’argent et en recréant de la convivialité. Toutes les informations sont ici : http://selidje.be/.


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