Justin Davenport, traduit par Jean-Etienne Poirrier
jeudi 4 octobre 2007, par Jean-Étienne
Voir en ligne : This is London
Les chiffres montrent aujourd’hui que Londres possède 10.000 caméras de surveillance pour combattre le crime, coûtant 200 millions de livres sterling (environ 286 millions d’euros).
Cependant, une analyse du réseau d’espionnage financé par les deniers publics, appartenant et contrôlé par les autorités locales et les transports de Londres, a semé le doute sur sa capacité à aider à résoudre des affaires criminelles.
Une comparaison du nombre de caméras de chaque arrondissement de Londres avec la proportion de crimes résolus dans la région montre que la police n’a pas plus de chance d’attraper les délinquants dans les lieux possédant des milliers de caméras que dans ceux où il n’y en a presque pas.
En fait, quatre arrondissements sur cinq possédant le plus de caméras ont des rapports de résolution de crime en dessous de la moyenne.
Les chiffres ont été obtenus par les Démocrates Libéraux de l’Assemblée de Londres en utilisant le Freedom of Information Act (loi sur la liberté d’information).
Dee Doocey, porte-parole des Démocrates Libéraux, a déclaré : “Ces chiffres suggèrent qu’il n’y a pas de lien entre un nombre élevé de caméra de surveillance et un meilleur taux de résolution des crimes”.
“Nous avons estimé que les caméras de surveillance ont coûté aux contribuables de la région 200 millions de livres sterling ces 10 dernières années. Mais il n’est pas évident de savoir si cette somme d’argent aurait été mieux dépensée en officiers de police.”
“Bien que les caméras de surveillance aient leur place, elles ne sont pas la seule solution pour prévenir ou détecter le crime.”
“Trop souvent, les appels pour les caméras de surveillance sont comme des réactions automatiques. Il est maintenant temps que nous nous engagions dans un débat ouvert sur le rôle des caméras à Londres.”
Les chiffres montrent ceci :
Les chiffres semblent confirmer des études antérieures ayant semé le doute sur l’efficacité des caméras de surveillance.
Un rapport de l’œuvre caritative Nacro (justice criminelle) en 2002 avait conclu que l’argent dépensé en caméras serait bien mieux utilisé en éclairage public dont on a montré qu’il diminuait la criminalité de 20%.
Scotland Yard essaie d’améliorer ces chiffres sur l’utilisation des caméras de surveillance et a mis en place une unité spéciale qui collecte et fait circuler les images de surveillance de criminels.
Un projet similaire se déroule à Southwark et Lambeth et est pressenti pour être élargi à toute la capitale.
Les chiffres n’incluent que les caméras financées par l’état.
Les chiffres corrects, une fois que les caméras privées et le système de surveillance du rail et des stations de métro londoniens seront pris en compte, seront significativement plus élevés.